15 oct. 2013

Félix Vallotton : le feu sous la glace au Grand Palais

Un an après Hopper, Vallotton est au Grand Palais. Le lien entre les deux peintres saute aux yeux. Leurs regards presque cinématographiques créent une sorte de dramaturgie dans chaque scène représentée. On apprend d'ailleurs que Vallotton n'hésitait pas à peindre à partir de photographies. Au risque d'y perdre dans la représentation des volumes, le sujet se retrouvant fatalement écrasé sur la toile. Ce procédé ferait hurler ceux qui ne jurent que par l'observation du modèle vivant. C'est vrai que partir d'une photo c'est adopter le point de vue d'un borgne, l'objectif de l'appareil qui ne remplacera jamais les deux yeux d'un peintre, sa perception d'un sujet en trois dimensions. Cependant, la photo permet à Vallotton des cadrages très graphiques qui surprennent tout de suite le regard. Dans ses compositions très construites, il y avait du Cartier-Bresson ou Lartigue avant l'heure. De cette expo, je retiendrai surtout les gravures sur bois représentant des scènes de vie conjugales subtilement cadrées en noir et blanc. Voici la visite guidée de Télérama.fr, tournée la semaine dernière avec ma collègue Lorraine Rossignol :

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